Le point sur le modus operandi de la luminothérapie

La luminotherapie, comment ça marche ?

15% de la population française souffre du syndrome affectif saisonnier, plus connu sous le terme de blues hivernal. Sommeil agité, insomnie, fatigue pesante, baisse de la libido, irritabilité, boulimie ou perte de poids, moral à zéro, déprime passagère voire dépression majeure… les symptômes de ce trouble affectif sont plutôt bénins mais particulièrement incommodants.

Ils résultent tous du manque de lumière pendant la saison froide et au dérèglement hormonal qui en découle. Alors bien sûr, il suffirait de se payer un séjour aux Seychelles pour recharger les batteries ! Pour nous autres non-millionnaires, un petit coup de lumière naturelle et ça repart !

Mais au fait, la luminothérapie : c’est quoi ? Le point sur le modus operandi de cette prouesse médicale lumineuse…

Le rôle des trois acteurs physiologiques de la luminothérapie

Bien-être retrouvé, réajustement de l’horloge biologique et de l’appétit, soulagement des maux de tête, prévention de l’épisode dépressif saisonnier… nous connaissons tous les bienfaits de la luminothérapie. Toutefois, force est de constater qu’il subsiste une certaine zone d’ombre sur le soubassement scientifique de la luminothérapie médicale qui, rappelons-le, est approuvée et plébiscitée par la médecine.

Selon le Larousse, la luminothérapie est « une exposition régulière à une source artificielle de lumière blanche, qui peut être bénéfique notamment dans le traitement des états dépressifs hivernaux ». Voilà une définition honnête qui accuse toutefois une vulgarisation excessive.

En réalité, trois acteurs interviennent dans la thérapie par la lumière : la sérotonine, la mélatonine et la glande pinéale.

La première est un neurotransmetteur à qui l’on rattache l’état de « bonne humeur ». Elle est produite en abondance en journée car sa sécrétion nécessite un apport lumineux suffisant.

La seconde est l’hormone du sommeil, qui n’est donc fabriquée que dans l’obscurité. Lorsque la lumière extérieure vient à manquer, soit de manière naturelle pendant l’hiver mais aussi lorsque l’on habite dans un appartement peu ensoleillé ou que l’on s’enferme au bureau les volets clos, la sécrétion de la mélatonine se poursuit, plongeant ainsi le corps dans une torpeur qui entraine une asthénie physique et mentale, des troubles du sommeil, un moral en berne et un coup de blues qui risque de se muer en dépression saisonnière chez les personnes particulièrement sensibles à la carence en lumière.

La luminothérapie pour « forcer » le mode diurne de la glande pinéale

La lumière du jour est perçue par les yeux, avant d’être traitée sous forme d’une impulsion électrique qui s’achemine via la voie rétino-hypothalamique vers la glande pinéale dans les couches profondes du cerveau.

Surnommée le troisième œil pour sa sensibilité à la lumière, cette glande est avec les noyaux supra-chiasmatiques l’horloge biologique de notre organisme. C’est donc en fonction de l’apport lumineux qu’elle reçoit que la glande pinéale enclenchera le processus nocturne (sécrétion de la mélatonine pour dormir) ou le processus diurne (sécrétion de la sérotonine).

Ces deux modes de fonctionnement diffèrent par le rythme cardiaque qu’ils induisent, mais aussi le rythme veille-sommeil et la température corporelle.

C’est la compréhension même de ces joutes hormonales qui est à l’origine de la luminothérapie. Pour pratiquer la luminothérapie, il suffit de simuler la lumière du jour grâce à une lampe de luminothérapie pour traiter et prévenir les symptômes de la dépression et se sentir mieux après quelques jours seulement.

Quand faut-il faire de la luminothérapie ? Une exposition intense de quelques minutes chaque matin à une lampe de photothérapie vous aidera donc à lutter contre la dépression saisonnière, mais aussi contre les troubles de l’humeur, le stress, l’anxiété, le baby blues, les dysfonctionnements de la mémoire ou encore les réveils difficiles.

Les personnes les plus sensibles aux contretemps de l’hiver peuvent se rendre au centre de luminothérapie le plus proche pour effectuer leurs séance dans un centre de luminothérapie.

Parcourez notre page dédiée aux avis luminothérapie et découvrez les retours dithyrambiques des aficionados de la thérapie par la lumière et des médecins qui en ont fait un allié de choix pour soigner la dépression de l’automne et soulager la sensation d’angoisse sans aucun médicament !