Focus sur les différents appareils de luminothérapie

Avis du public sur les réveils simulateur d'aube

Les travaux sur la thérapie par la lumière du jour se sont intensifiés à la fin du 19e siècle, notamment dans les pays scandinaves qui accusaient le plus les affres de la carence lumineuse. Ce bouillonnement scientifique sera sanctionné en 1903 avec le Prix Nobel décerné à Niels Finsen pour son apport considérable en la matière.

Ce n’est qu’à la fin des années 1980 que les lampes de luminothérapie verront le jour, promettant à ceux qui souffrent de troubles du sommeil et de dépression hivernale une guérison rapide et sans ingestion de médicament. Au début des années 1991, les belges de Lucimed mettront au point le premier simulateur d’aube au monde afin de permettre à ceux qui accusent un réveil laborieux de quitter les bras de Morphée dans de meilleures dispositions.

Entre temps, les ampoules à lumière du jour faisaient leur petit bonhomme de chemin dans les pays scandinaves. Enfin, la 2e moitié de la décennie 2000 confirmera le statut de pionnier de Lucimed qui mettra au point les premières lunettes de luminothérapie dans le dessein de proposer un appareil mobile et moins encombrant.

Tour d’horizon des principaux appareils de luminothérapie…

La lampe de luminothérapie : l’appareil vedette

Depuis le prix Nobel décerné à Niels Finsen en 1903 pour ses travaux sur la thérapie par la lumière, de nombreux inventeurs, laboratoires et firmes spécialisées dans le bien-être ont tenté de mettre au point un appareil de luminothérapie qui serait compatible avec une utilisation domestique. Ce n’est que huit décennies plus tard que le docteur Norman E. Rosenthal du National Institute of Mental Health mettra au point le premier dispositif de thérapie par la lumière.

Depuis, cette petite prouesse a fait son petit bonhomme de chemin et prend aujourd’hui la forme d’une lampe à l’apparence classique mais qui émet une lumière dite à plein spectre qui simule la lumière du jour. On définit en général une lampe de luminothérapie comme un dispositif d’éclairage prédisposé à apporter à l’organisme la lumière dont il a besoin afin d’éviter les carences que l’on peut accuser pendant les jours peu ensoleillés ou si l’on évolue dans un environnement peu éclairé.

Les lampes luminothérapie sont les plus à même à concourir au traitement et à la prévention de la dépression saisonnière et du blues hivernal, et de réguler le rythme circadien et l’horloge interne de l’organisme afin de soigner les troubles du sommeil et limiter le décalage horaire.

Ampoule de luminothérapie : illuminer plutôt qu’éclairer

Pour beaucoup, l’ampoule de luminothérapie est une composante de la lampe de luminothérapie. Toutefois, force est de constater que de nombreux fabricants proposent de plus en plus des ampoules « nues » qui simulent la lumière naturelle. Les arguments de vente sont nombreux : des performances solides en termes d’économie d’énergie, un éclairage de qualité qui apporte une réelle valeur ajoutée à notre quotidien et un prix toujours plus compétitif.

Pour se différencier sur ces produits qui restent somme toute interchangeables pour la plupart, les fabricants d’ampoules luminothérapie allouent à leurs pôles R&D des budgets afin de développer des ampoules tout en un. Résultat : on assiste à l’apparition d’ampoules à lumière du jour ionisantes qui, en plus d’émettre une lumière blanche à plein spectre, ionisent l’aire que l’on respire pour lui apporter des ions négatifs bénéfiques pour la santé.

D’autres fabricants proposent des ampoules de luminothérapie purificatrices d’air, particulièrement recommandées aux personnes qui fument intramuros. Les ampoules de luminothérapie peuvent agir en complément des lampes afin de maximiser les chances de guérison. Il faut toutefois veiller à ne pas s’exposer plus que de raison (deux heures à 2 500 lux ou une demi-heure à 10 000 lux chaque jour).

Simulateur d’aube : pour un réveil doux et agréable

Après les lampes à lumière du jour, c’est l’appareil de luminothérapie le plus plébiscité par les consommateurs. Il faut dire que le simulateur d’aube s’adresse à une grande frange de la population qui souffre de troubles du sommeil. En effet, une enquête menée par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) révèle que 25% des Français (un peu plus de 18,5 millions de personnes) « ne se sentent pas reposés lorsqu’ils se réveillent le matin ».

Avec sa lumière blanche de 300 Lux et sa capacité à simuler le lever du soleil grâce à une teinte rougeoyante progressive, le radio-réveil simulateur d’aube est d’une grande utilité pour ceux qui éprouvent des difficultés quotidiennes à quitter les bras de Morphée. Comme un réveil traditionnel, le simulateur d’aube déclenche une alarme à une heure prédéterminée, en prenant soin de simuler un lever du soleil plusieurs dizaines de minutes plutôt pour favoriser un réveil progressif tout en douceur.

Un réveil luminothérapie peut diffuser des musiques personnelles chargées par USB ou lancer votre station radio préférée. Certains fabricants proposent des options innovantes comme des pistes sonores de relaxation ou encore des capteurs pour tracer le cycle du sommeil et réveiller l’utilisateur pendant une phase de sommeil léger.

Lunettes de luminothérapie : le tournant high tech

Plutôt que de vous protéger du soleil, les lunettes luminothérapie vous plonge dedans ! En effet, inventée en 2006 par Lucimed, un spin-off de l’Université de Liège, les lunettes de luminothérapie tranchent avec le côté statique et peu pratique des lampes de luminothérapie et allient les innovations en matière de photonique et nanotechnologies.

Concrètement, ces lunettes concentrent les faisceaux de lumière blanche directement dans la rétine grâce à des LED miniaturisées et un condenseur. Résultat : des séances quotidiennes de 30 minutes pendant lesquelles on peut vaquer à ses occupations tout en profitant des bienfaits de la luminotherapie. Si elles apportent les mêmes résultats que les lampes de luminothérapie, ces lunettes jouissent d’une parfaite mobilité : vous n’aurez plus à vous soucier de la longueur du câble d’alimentation, des dimensions, du poids et de la distance à laquelle l’appareil atteint son intensité lumineuse optimale à l’achat.

Comme pour les ampoules de luminothérapie, les fabricants de lunettes innovent et proposent aujourd’hui des montures à expérience sensorielle. En plus de la lumière blanche, ces dernières font également dans la chromothérapie et dans l’audio-thérapie avec des lumières colorées et des pistes audio de relaxation.

Les principaux acteurs de la luminothérapie

Le marché de la luminothérapie a longtemps été le fait des mastodontes de la santé et du bien-être comme Philips et Beurer. Les deux firmes centenaires d’Eindhoven et d’ULM proposent aujourd’hui une gamme complète avec des simulateurs d’aube ainsi que des lampes et ampoules de luminothérapie. Si elles continuent d’enregistrer des parts de marché considérables, notamment sur le Vieux Continent, elles se voient aujourd’hui de plus en plus bousculées par des jeunes pousses ambitieuses qui apportent un vent de fraîcheur au marché.

Lucimed en est un exemple illustre. En effet, la startup belge a mis les pieds dans le plat en inventant les fameuses lunettes de luminothérapie après avoir inventé le simulateur d’aube au début des années 1990. De son côté, les Allemands de Medisana ont adopté une stratégie agressive en proposant des appareils de bonne facture à des prix très compétitifs.

La french touch est représentée par Withings qui innove avec son Aura, véritable station bien-être qui mêle tracking de sommeil et simulation d’aube. Nous vous proposons d’ailleurs un comparatif des marques de luminothérapie pour passer en revue les forces et les faiblesses de chaque fabricant.