Comment choisir la bonne lampe de luminothérapie ?

Bien choisir sa lampe de luminothérapie

Vous avez enfin décidé d’empêcher la saison froide de miner votre quotidien ? C’est une excellente résolution. Vous allez enfin pouvoir traiter et prévenir les affres de la dépression saisonnière, du moral en berne, des troubles du sommeil et ces dysfonctionnements du rythme circadien qui nous font hiberner dans une humeur maussade en attendant les beaux jours.

Après avoir fait ses preuves dans les pays nordiques qui accusent un manque chronique en lumière naturelle, la luminothérapie s’impose de plus en plus dans l’Hexagone comme une bouffée d’oxygène à tous les lumino-dépressifs qui y voient un moyen efficace et peu onéreux pour recouvrer le bien-être en hiver.

Pour tirer profit de ses bienfaits thérapeutiques désormais plébiscités par le corps médical, il s’agira de bien choisir sa lampe en fonction de l’utilisation que l’on souhaite en faire.

N’hésitez pas à vous appuyer sur notre article « comparatif lampe luminothérapie » pour éviter le hors-piste…

#1 Quelle puissance choisir ?

L’unité de mesure de l’intensité lumineuse est le Lux. Pour lutter contre la déprime hivernale, les troubles de l’humeur et de la concentration, les dérèglements de l’horloge biologique, l’anxiété et les troubles du sommeil (insomnie, réveil tardif), il est généralement conseillé d’opter pour une lampe à 10 000 Lux.

Plus l’appareil est puissant, plus il agit rapidement. En effet, une exposition à une lampe de luminothérapie à 10 000 Lux dure une demi-heure, contre près de deux heures pour une lampe à 2 500 Lux.

Certaines personnes sont toutefois hypersensibles à la lumière et accusent des effets secondaires face à une lumière intense (maux de tête, vertige, nausée…). A vous donc de trouver l’intensité qui vous convient le mieux. Pour éviter de vous tromper, préférez une lampe à variateur.

#2 Quelle est votre degré de sensibilité à la lumière ?

Si vos yeux s’éblouissent facilement et que vous appréhendez la lumière intense, préférez une lampe de photothérapie avec un diffuseur blanc ou opaque. Vous perdrez en distance (il faudra d’exposer au plus près de la source de lumière) mais vous réduisez l’éblouissement, et par la même occasion les migraines et les vertiges pour des séances agréables et surtout dans la continuité.

#3 Quelle configuration pour vos séances ?

Si vous souhaitez exercer une activité pendant vos séances de luminothérapie médicale, préférez une lampe à 10 000 Lux de 14 pouces au moins avec un support réfléchissant ou des ampoules supplémentaires qui amélioreront sa portée et donc son efficacité à bonne distance.

Certaines lampes sont livrées avec un support à roulette pour plus de commodité. Si la portabilité n’est pas un critère décisif pour vous, il ne sert à rien d’acheter une lampe transportable : elles sont généralement beaucoup plus chères.

#4 Le spectre complet est-il important ?

L’apport thérapeutique de la lampe vient de la luminosité. Le spectre complet garantit une meilleure qualité de lumière et l’état actuel de la recherche scientifique en la matière suggère que le spectre complet est bénéfique pour la santé.

Toutefois, sachez qu’une lampe qui ne présente pas cette caractéristique reste efficace pour traiter le blues hivernal, les troubles du rythme circadien et les troubles du sommeil, pour peu que le triptyque durée d’exposition, intensité lumineuse et distance entre les yeux et la lampe soit respecté.

On sait toutefois que le spectre complet présente une lumière simulée plus proche de la lumière du jour. Un spectre non entier aura tendance à virer au jaune, augmentant ainsi le risque de migraines et de fatigue oculaire.

En somme, le spectre complet est un must, mais au vu du prix des lampes qui proposent cette attribue, s’en passer n’est pas un scandale.

#5 Attention au respect des normes en vigueur

Ne sous-estimez pas ce point, il en va de votre santé. Veillez à ne considérer que les lampes de luminothérapie qui respectent les normes européennes en la matière. Ce sont les seules qui ne présentent aucun danger pour l’utilisateur.

Elles sont d’ailleurs faciles à identifier : elles comportent la fameuse mention CE, plus précisément le label CE médical (93/42/CEE) qui reste le principal gage de fiabilité.

Certaines lampes affichent en plus la norme IP44, cela signifie qu’elles ne craignent pas les éclaboussures (elles ne sont pas étanches pour autant). Le label CE médical garantit d’ailleurs que la lampe dispose bien d’un filtre performant qui retiens les rayons ultra-violets et les rayons infrarouges.

Attention : certains fabricants prétendent que les rayons UV sont bénéfiques. Nous vous déconseillons formellement les lampes de luminothérapie qui ne filtrent pas les UV en raison du risque évident pour la santé qu’elles présentent.