Luminothérapie médicale : comment s’y prendre ?

Comment pratiquer La phototerapie

La luminothérapie médicale est aujourd’hui très prisée par le grand public et les professionnels de la santé pour le traitement de la dépression saisonnière, des troubles du sommeil ou encore des problèmes de peau comme l’acné ou le psoriasis.

Si cet engouement s’explique principalement par son efficacité et son caractère non invasif, la compatibilité de la luminothérapie avec une utilisation à domicile n’est sûrement pas étrangère à ce constat !

Après avoir détaillé l’action de la luminothérapie à travers l’article « Luminothérapie : comment ça marche ? », nous vous proposons à présent de passer en revue les détails pratiques relatifs à la thérapie par la lumière

Trois paramètres à maîtriser en amont de sa séance de luminothérapie

Avant d’envisager des séances à la maison, il est fortement conseillé de prendre ses marques en compagnie d’un spécialiste de la santé qui vous aidera à maîtriser les fondamentaux et éviter les mauvaises habitudes.

En règle générale et en fonction de la nature de votre objectif (thérapie ou prévention), vous aurez besoin d’une quinzaine de jours d’initiation pour appréhender le processus dans son entièreté.

Avant de commencer, vous devez prendre connaissance des trois paramètres qui entrent en jeu dans la photothérapie et qui conditionnent fortement l’efficacité du traitement : la puissance de la lampe de luminothérapie, plus communément appelée éclairement lumineux et mesurée en Lux, la distance entre les yeux et la source lumineuse et enfin la durée d’exposition.

Voici quelques exemples pour vous permettre de vous situer :

- La configuration recommandée est celle qui met en jeu une lampe de 10 000 Lux, une distance de 50 centimètres entre le sujet et la source lumineuse et une exposition pleine de 30 minutes en fixant la lampe quelques secondes toutes les minutes, idéalement le matin au réveil (sauf pour les cas du Jet Lag ou de l’avance de phase dans le cycle du sommeil) ;

- Les sujets les plus sensibles à la lumière peuvent opter pour une lampe de 5 000 Lux et une distance de 75 centimètres pour atténuer les éventuels effets secondaires (maux de tête, nausées). Ils devront cependant s’exposer deux fois plus longtemps ;

- Avec une lampe de 2 500 Lux et une distance de 110 centimètres entre le sujet et la source lumineuse, il faut compter une exposition de deux heures pour une efficacité optimale.

De simples règles de bons sens…

Pour profiter pleinement de votre séance de luminothérapie et pérenniser ses bienfaits, il s’agira d’observer certaines mesures de bon sens :

• Ce qui compte, c’est la quantité de lumière à laquelle votre rétine est exposée. Préférez la 1e configuration (10 000 lux, distance de 50 centimètres pendant 30 minutes) ;

• Un traitement de moins de 5 jours consécutifs à des heures irrégulières ne donnera pas les résultats escomptés ;

• Si la lumière vous incommode, vous pouvez vous placer en biais et vaquer à vos occupations (ordinateur, lecture, musique) en prenant soin de fixer la source de lumière pendant quelques secondes toutes les minutes ;

• Vous pouvez appuyer vos séances quotidiennes par un simulateur d’aube. Vous apprécierez les joies du lever de soleil sans bouger de votre lit !

Jouer sur l’heure de l’exposition selon vos besoins

Soyez à l’écoute de votre corps et adaptez vos séances à vos besoins physiologiques. En effet, la luminothérapie est efficace contre un grand nombre de troubles affectifs et de dérèglements de l’horloge biologique et du rythme circadien.

Si l’intensité et la distance entre le corps et la source de lumière restent sensiblement les mêmes, il faudra jouer sur l’heure de la séance pour un traitement adapté à votre cas. Voici quelques exemples :

• Si vous souffrez d’une dépression hivernale, préférez une exposition matinale au réveil, pendant le petit déjeuner par exemple ;

• Si vous souffrez d’une avance de phase dans votre cycle de sommeil, allumez votre lampe de luminothérapie à 17 heures pour retarder l’heure de l’endormissement ;

• Si vous souffrez d’un retard de phase dans votre cycle de sommeil, commencez votre séance le matin au réveil pour rééquilibrer votre rythme éveil/sommeil ;

• Si vous souhaitez prévenir le décalage horaire, allumez votre lampe pendant 30 minutes le soir pendant 3 à 4 jours qui précèdent un départ vers l’ouest, ou le matin avant un départ vers l’est ;

• Enfin, si vous effectuez un travail de nuit, exposez-vous à la lumière blanche pendant 20 à 30 minutes avant de sortir.