Tout ce qu’il faut savoir sur la lampe de luminothérapie

La lampe de luminothérapie

C’est dans le début des années 1980 que le laboratoire scientifique du docteur Norman E. Rosenthal et de ses collègues du National Institute of Mental Health mettra au point le premier dispositif de la thérapie par la lumière que l’on appelait à cette période la luxthérapie, en référence à l’unité de mesure de l’éclairement lumineux.

En nichant plusieurs lampes fluorescentes dans un boîtier en métal recouvert d’un film en plastique, l’équipe du docteur Norman a tout simplement créé le premier appareil de luminothérapie dans son acceptation contemporaine. Une quinzaine d’année plus tard, les enseignes phares du bien-être et des équipements de la santé incuberont ce concept dans leurs départements R&D pour inventer la fameuse lampe de luminothérapie que nous vous présentons dans ce billet de synthèse…

Qu’appelle-t-on « lampe de luminothérapie » ?

On estime généralement qu’une lampe de luminothérapie est un dispositif d’éclairage prédisposé à apporter à l’organisme la quantité de lumière nécessaire lors des jours peu ensoleillés. Bien que de certains labels et autres certifications permettent une certaines objectivité, la définition de la lampe de luminothérapie reste parfois floue, ce qui pousse certains fabricants malhonnêtes à jouer sur les mots pour écouler des appareils à très faible valeur ajoutée.

A défaut d’une définition claire et strictement normée, une lampe de luminothérapie sera considérée comme telle si elle remplit un certain nombre de conditions :

Intensité : il est difficile de considérer qu’un dispositif d’éclairage est une lampe de luminothérapie s’il émet une lumière naturelle simulée dont l’intensité est inférieure à 2 500 lux. Pour beaucoup, une lampe de luminothérapie qui se contente de ce seuil d’éclairage est à éviter ;

Qualité lumineuse : une lampe de luminothérapie médicale doit émettre une lumière continue et homogène qui se diffuse uniformément sans aucun clignotement. Pour que l’éclairage soit agréable, la luminosité superficielle de la lampe devra être minimale afin de réduire l’éblouissement qui exacerbe les effets secondaires de la luminothérapie (maux de tête, douleur oculaire, migraine, nausée…) ;

Filtrer les ultraviolets et les infrarouges : plus qu’une simple considération technique, cette condition est vitale pour la santé. Toute la surface lumineuse de la lampe de luminothérapie devra être soigneusement recouverte d’un écran de protection opaque pour filtrer les rayons UV ;

Certification CE : toutes les lampes de luminothérapie ne disposent pas de la certification CE. Si l’absence de ce marquage spécifique n’est pas forcément le gage d’une qualité médiocre, on ne peut que vous conseiller de considérer uniquement les lampes de luminothérapie certifié par ce label européen (CE médical 93/42/CEE). C’est la garantie que l’appareil répond à des normes spécifiques sur la sécurité d’utilisation et le filtrage des ultraviolets nocifs pour la peau notamment. Certaines lampes disposent de la norme IP44 : cela veut dire qu’elle ne craigne pas les projections d’eau (pour une utilisation à la cuisine par exemple).

Attention : la mention « CE » seule ne garantit pas que le dispositif d’éclairage est bien une lampe de luminothérapie. Il faut impérativement que ce marquage soit accompagné de la mention 93/42/CEE.

10 000 heures pour affronter plusieurs hivers

Une bonne lampe de luminothérapie coûte entre 150 et 300 €. Pour beaucoup, c’est le prix à payer pour retrouver le sourire pendant plusieurs hivers. Le bonheur n’a pas de prix ! L’investissement est somme toute parfaitement rentable, dans la mesure où la grande majorité des fabricants utilisent les néons qui affichent une durée de vie de plus de 10 000 heures.

Si vous vous pliez aux recommandations médicales avec des séances quotidiennes au réveil à raison de 30 à 60 minutes, votre lampe de luminothérapie vous rendra service pendant plusieurs hivers. La durée de vie est généralement indiquée par le fabricant, et fait souvent office d’un contrôle de la part d’un organisme indépendant.

Naturellement, les personnes qui travaillent de nuit ou qui travaillent toute la journée dans un endroit peu ou pas éclairé devront à priori renouveler leur investissement plus fréquemment que les autres.

Les différentes formes des lampes de luminothérapie

Plusieurs gabarits et formes géométriques sont disponibles sur le marché. Le choix dépendra de l’utilisation que vous souhaitez faire de votre lampe de luminothérapie. Depuis deux ans, ce sont les lampes à lumière du jour de type « mur lumineux » qui séduisent le plus d’aficionados du bien-être. Le mur lumineux affiche une surface lumineuse plane et généralement conséquente, ce qui sied particulièrement aux personnes hypersensibles à la lumière blanche qui ne peuvent pas s’exposer à moins de 30 centimètres de la source.

Les murs lumineux sont également les lampes de luminothérapie attitrées des familles, dans la mesure où ils sont particulièrement indiqués pour une exposition à deux. Si vos séances de luminothérapie sont individuelles, préférez une lampe de bureau (ou une lampe de chevet). Elle vous délivrera les lux nécessaires pendant que vous lisez ou que vous travaillez sur votre ordinateur.

Outre la forme de l’appareil, sa capacité à s’incliner intervient également dans le choix. Si les fabricants ont fait de l’accrochage mural un argument de vente de premier choix, nous vous conseillons une lampe sur pied ou munie d’un support amovible. C’est le choix le plus judicieux pour imiter le soleil et modifier fréquemment l’inclinaison de la source lumineuse en fonction des envies.

Pour ce qui est du gabarit, vous avez généralement le choix entre une lampe de luminothérapie compacte aux dimensions réduites et une lampe dite familiale. La première présente l’avantage d’être relativement nomade mais pêche par une surface d’éclairage restreinte qui oblige l’utilisateur à se rapprocher de la source lumineuse ou de prolonger ses séances pour plus d’efficacité. La seconde présente généralement une grande surface d’éclairage et diffuse sur une plus grande distance. Elle est donc plus efficace pour ceux qui souhaitent intégrer des séances de luminothérapie à leur quotidien pour lutter contre la dépression saisonnière et le blues hivernal, traiter les troubles du sommeil (insomnie et endormissement diurne), limiter la fatigue chronique et plus généralement rééquilibrer le rythme circadien et l’horloge biologique.

Le prix de la lampe de luminothérapie et sa taille varient dans le même sens. Aidez-vous de notre comparatif lampes luminothérapie pour faire votre choix.