Luminothérapie : une alternative douce pour lutter contre l’acné

La luminotherapie pour lutter contre l'acné?

Si pour la grande majorité des personnes qui souffrent d’acné, les choses rentrent dans l’ordre à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine, d’autres voient les contretemps épidermiques se prolonger.

Boutons sur le visage, le cou, la poitrine et le dos, peau grasse, point noirs persistants, cicatrices qui perdurent et kystes récurrents… les symptômes se combinent et la confiance en soi est sérieusement entamée car si l’acné est le plus souvent bénigne sur le plan strictement physiologique, elle engendre chez certains un profond mal-être qui altère la qualité de vie.

Il y a quelques années, les équipes du docteur Tony Chu de l’hôpital d’Hammersmith de Londres ont mis en exergue l’efficacité de la luminothérapie médicale dans le traitement de certains types d’acné. Explications…

Des causes incertaines…

Bien qu’elle soit une pathologie fréquente, l’acné n’est pas encore appréhendée dans son entièreté et de nombreuses zones d’ombre persistent à son sujet. Elle serait le résultat d’une réaction de la peau aux perturbations hormonales de la puberté, avec toutefois un facteur génétique suspecté.

Le stress, le tabagisme, l’humidité et l’exposition à certains polluants sont considérés comme des facteurs aggravants. L’acné est souvent accompagnée d’une inflammation causée par une bactérie anaérobie de la flore cutanée appelée Propionibacterium acnes (abrégée P. acnes). Et c’est justement sur cette bactérie que la luminothérapie médicale a montré ses preuves…

« 76% de boutons visibles en moins »

Jusque-là surtout préconisée pour traiter le psoriasis, la photothérapie dynamique (LED) s’est peu à peu imposée comme un traitement topique et local particulièrement efficace contre l’acné légère à modérément sévère.

C’est au docteur Tony Chu que l’on doit cette nouvelle « vocation » de la luminothérapie. En 2000, cet expert des troubles de la peau a réalisé un test au Hammersmith Hospital de Londres sur 100 personnes atteintes d’acné.

Les patients ont été soumis pendant 12 semaines à des sources lumineuses mêlant lumière bleue et rouge à raison de 15 minutes par jour. Résultat ? 76% des boutons visibles avaient disparu sur chaque patient.

L’étude a également montré que la combinaison de deux sources lumineuses colorées était bien plus efficace qu’une exposition à une simple lumière blanche. D’autres études ont montré que la photothérapie était particulièrement efficace pour lutter contre les formes inflammatoires de l’acné.

Les praticiens conseillent une exposition quotidienne à la lumière bleue intense (405 à 420 nm) générée par des lampes fluorescentes, des ampoules dichroïques, des DEL ou encore des lasers.

La FDA recommande la luminothérapie contre l’acné

En raison de sa douceur relative comparée à l’agressivité des autres alternatives du marché, la luminothérapie médicale s’impose de plus en plus comme une solution à la fois efficace et sans effets secondaires pour limiter la portée de l’acné, avec à la clé un effet préventif avéré.

Exposée à la lumière bleue, la bactérie responsable des complications acnéiques génère des radicaux libres qui finissent par la tuer. C’est pourquoi l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration) a approuvé en 2002 la thérapie lumineuse intensive pour lutter contre certains types d’acné.

La FDA précise toutefois que si aucune amélioration n’est constatée après « deux ou trois séances de 15 minutes, il n’y a alors que 10% de chances pour que le traitement soit efficace ».

Enfin, des études récentes ont démontré que l’effet de la luminothérapie sur l’acné dure plus longtemps que celui d’une antibiothérapie locale ou générale. La combinaison de la luminothérapie avec d’autres thérapies pour lutter contre l’acné n’a pas encore fait l’objet de tests sérieux.