Le point sur les effets secondaires de la luminothérapie

Si la luminothérapie médicale est aujourd’hui une valeur sûre du traitement et de la prévention des troubles du sommeil, de la dépression saisonnière, des troubles de l’humeur ou encore de certaines maladies de la peau, c’est qu’elle se distingue des autres thérapies invasives par sa douceur et son innocuité.

Depuis qu’elle s’impose dans les cabinets médicaux et dans les centres de bien-être comme une alternative de choix pour faire face aux dysfonctionnements physiologiques et plus particulièrement ceux imputés aux hormones de l’horloge biologique (mélatonine et sérotonine), la luminothérapie médicale est bien tolérée et ne présente à priori que très peu d’effets secondaires qui peuvent être aisément corrigés en diminuant le temps d’exposition ou en réduisant l’intensité de l’éclairage lumineux.

Nous vous proposons un petit tour d’horizon des principaux effets secondaires et contre-indications de la photothérapie…

Des effets secondaires bénins et peu incommodants

La luminothérapie n’est qu’une simulation de la lumière du jour. Qu’elle soit sollicitée pour traiter et prévenir des affections psychologiques (insomnie et problèmes de sommeil, déprime hivernale, humeur instable, trouble affectif, moral constamment en berne, appétit irrégulier, concentration difficile) ou physiques (fatigue, perte ou augmentation du poids, maux de tête au réveil, somnolence, troubles de la mémoire), l’exposition à la lumière blanche déchargée d’infrarouges et d’ultraviolets entraîne très peu d’effets secondaires.

Dans les premiers jours du traitement, le patient pourra ressentir de l’anxiété, quelques céphalées légères, une sécheresse oculaire, une asthénie ou encore des épisodes de nausées. Notons que ces effets indésirables restent légers et ponctuels, dans la mesure où ils traduisent l’adaptation progressive de l’organisme à ce nouveau rythme, notamment au niveau de la glande pinéale qui régule la sécrétion de la mélatonine et de la sérotonine, deux hormones impliquée dans le rythme circadien.

Les praticiens font également état de certains cas d’irritation légère de la peau, notamment chez les patients aux yeux bleus ou verts et à peau claire ou sensible. Ces contretemps peuvent être limités par la diminution de la durée du traitement (10 minutes pendant la première semaine).

Enfin, sachez que nous ne sommes pas tous égaux devant la lumière ! Certaines personnes présentent d’ailleurs une sensibilité plus élevée face à la lumière.

Cela peut s’expliquer par la génétique, mais aussi par l’utilisation de certains médicaments comme le lithium, les antibiotiques comme la tétracycline, les crèmes et les produits pour soigner l’acné, les préparations à base d’acide rétinoïque ou encore les médicaments en chimiothérapie. Si vous faites appel à ces médicaments, il est impératif de consulter votre médecin pour mettre en place un traitement de luminothérapie adapté à votre profil et réduire ainsi les risques d’apparition d’effets secondaires.

En général, le praticien agira sur deux variables pour diminuer l’intensité des effets secondaires et soulager les maux de tête ou l’irritation épidermique du patient : l’intensité de l’éclairage et la durée de l’exposition. Il s’agira alors d’éloigner la source de lumière d’une dizaine de centimètres supplémentaires et d’évaluer les résultats après quelques jours.

Cette mesure pourra être couplée à la réduction du temps d’exposition à une quinzaine de minutes par jour, en augmentant cette durée progressivement pour atteindre la demi-heure recommandée après quelques jours de traitement.

Les contre-indications du traitement par la luminothérapie

A priori, la luminothérapie médicale convient à toutes les personnes à qui une exposition saine et contrôlée au soleil ne pose pas de soucis particuliers. En ce sens, les professionnels de la santé définissent trois principales contre-indications :
- Les maladies des yeux, comme la maculopathie, la rétinopathie, le glaucome, la cataracte, etc. ;
- Les lésions de la rétine ;
- Les psychoses maniaco-dépressives ;
- Certaines maladies rares comme la porphyrie ;

A ces contre-indications s’ajoutent les cas de dépression bipolaire qui peuvent être exacerbés par un traitement intense par la lumière blanche. Aussi, les tests sur l’impact de la luminothérapie médicale sur le corps en présence de médicaments photosensibilisateurs n’a pas encore fait l’objet de tests sérieux.

Il est donc prudent d’éviter de s’exposer à la lumière du jour simulée dans ce cas. Ces contre-indications peuvent toutefois être contournées par certains ajustements, ou en ayant recours à des alternatives qui présentent une certaine efficacité.

Ainsi, la simulation d’aube qui ne nécessite pas une exposition directe de l’œil à la lumière a largement fait ses preuves dans le traitement de la dépression saisonnière et du coup de blues hivernal.

Aussi, des lampes de luminothérapie personnalisables spécialement pensées pour les personnes à risque sont aujourd’hui commercialisés dans l’objectif de permettre aux patients qui présentent des pathologies de la rétine d’apprécier les bienfaits de la luminothérapie médicale sans provoquer une aggravation de leur pathologie oculaire.

Enfin, pour les personnes qui souffrent d’une mauvaise vision, l’éclairage plein spectre à la maison contribue à l’amélioration de l’état général et augmente la sécrétion de la sérotonine. C’est donc une excellente alternative sans compromis sur l’efficacité.