Le point sur les lunettes de luminothérapie

Les lunettes de luminotherapie

Quand le soleil est aux abonnés absents pendant de longues semaines pluvieuses, la dépression saisonnière et le blues hivernal ne sont jamais bien loin. Dans les pharmacies, les prescriptions pour lutter contre les carences se multiplient et les Français se ruent sur les compléments alimentaires et autres substances parfois invasives pour sortir de la torpeur de la saison froide.

Pourtant, il existe une alternative saine et efficace pour compenser le manque de lumière naturelle sans médicament. En s’exposant à la lumière blanche émise par une lampe de luminothérapie ou une ampoule à plein spectre sur une base quotidienne, il est possible de réguler la sécrétion de mélatonine et de gagner en vitalité en quelques jours seulement.

Si votre mode de vie n’est pas compatible avec de longues séances ou que vous trouvez que les lampes sont encombrantes, vous devriez peut-être jetez votre dévolu sur un autre appareil de luminothérapie : les lunettes de photothérapie !

Aperçu historique des lunettes de luminothérapie

Les lunettes n’ont pas seulement vocation à corriger la vue ou à protéger du soleil. Elles peuvent aussi concourir à vous redonner du tonus et de la vitalité, voire à vous aider à surmonter des troubles affectifs et d’autres contretemps psychosomatiques. Pour beaucoup, les lunettes de luminothérapie annoncent la 3e génération des appareils dédiés à la thérapie par la lumière du jour simulée, après les équipements rudimentaires issus des premiers laboratoires de recherches au début des années 1980 et les lampes de luminothérapie qui ont pullulé au milieu des années 2000.

« Efficaces mais peu pratiques, les lampes de luminothérapie, statiques, finissent rapidement au grenier »… C’est ce constat qui a motivé les quatre années de travail acharné des scientifiques du département de R&D de Lucimed, un spin-off de l’Université de Liège qui a vu le jour en 2006. Au fur et à mesure que les recherches avançaient, la firme belge a bien vu qu’elle tenait un concept porteur qui devrait favoriser davantage la démocratisation de la luminothérapie auprès du grand public.

En 2010, les premières lunettes de luminothérapie garnissent les rayons des magasins spécialisés. Ces petits concentrés de technologie allient les dernières innovations en matière de photonique et de nanotechnologies. Elles se composent d’une lentille diffractive qui concentre les faisceaux lumineux dans la moitié inférieure de la rétine, simulant ainsi une lumière naturelle fidèlement restituée.

Le rythme circadien et l’horloge interne sont ainsi parfaitement régulés. Pour contrecarrer la dispersion des rayons lumineux, phénomène récurrent dans les lampes, les lunettes de luminothérapie disposent d’un condenseur et de LED miniaturisés pour atteindre la lentille directement. Compte tenu de leur relative récence, les lunettes de luminothérapie sont contemporaines aux dernières découvertes en matière de thérapie par la lumière.

Elles ont d’ailleurs tranché avec la lumière exclusivement blanche des équipements de première génération et proposent désormais une lumière blanche enrichie de bleu avec une longueur d’ondes de 468 nm à laquelle l’organisme est particulièrement réceptif.

Lunettes Vs. Lampes de luminothérapie

Naturellement, c’est la mobilité parfaite des lunettes de luminothérapie qui constitue le premier argument de vente des fabricants. D’office, la longueur du câble d’alimentation, les dimensions et le poids de l’appareil ou encore la distance à laquelle il atteint son intensité lumineuse maximale sont balayés d’un revers de la main avec les lunettes de luminothérapie.

En effet, ces dernières se portent comme des montures de vue ou de soleil et se prêtent à de nombreuses configurations, ce qui rendra vos séances de luminothérapie agréables et peu chronophages. Tout en vous laissant libre de vos mouvements, les lunettes de luminothérapie favorisent via la glande pinéale l’ajustement du niveau de sécrétion de l’hormone du sommeil (mélatonine) et des hormones d’éveil (cortisol, sérotonine et adrénaline).

Selon Lucimed, fabricant emblématique des premières lunettes de luminothérapie au monde, aucune plainte pour d’éventuels effets secondaire n’a été formulée par les utilisateurs pour plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires vendus. Un sans-faute donc pour cet appareil innovant qui rend l’expérience de la thérapie par l’éclairage plus confortable.

Les lunettes à expérience sensorielle

Si Lucimed a montré la voie avec ses désormais célébrissimes luminettes, d’autres fabricants ont poussé le concept à son paroxysme et proposent des montures multimédias particulières qui visent à « guérir » par la lumière mais également par les couleurs et le son. C’est notamment le cas de PSIO, un appareil qui mêle les apports thérapeutiques de la chromothérapie et de l’audio-thérapie.

Dans les faits, les lunettes multimédia sont la suite logique des travaux réalisés par le médecin danois et Prix Nobel de Physiologie en 1903 Niels Ryberg Finsen qui avait démontré le pouvoir thérapeutique de la lumière rouge contre certaines dermatoses comme la variole et le lupus. Pour rendre cette thérapie accessible au grand public, certains fabricants spécialisés dans les appareils de relaxation ont développé ce qu’ils appellent « l’audio-chromo-cament », combinant ainsi le sonore et le visuel pour guérir certains troubles.

Les lunettes à expérience sensorielle diffusent donc des lumières colorées et dissimulent dans leurs branches un lecteur MP3. Elles disposent d’une carte mémoire dans laquelle sont chargés des programmes de méditation et de relaxation qui associent des longueurs d’onde spécifiques à des pistes sonores particulières.

On est donc entre la suggestion positive et la sophrologie. Il s’agira donc de choisir son programme, de chausser ses montures et ses écouteurs et de se laisser emporter par une expérience sensorielle psychédélique somme toute assez déroutante. Si les lunettes de luminothérapie à expérience sensorielle séduisent de plus en plus d’inconditionnels des nouvelles technologies appliquées au bien-être, force est de constater que nous ne disposons pas encore du recul nécessaire pour juger de leur pouvoir thérapeutique dans le traitement des troubles du sommeil, de la déprime ou encore de certains maladies bénigne de la peau.

La prudence est donc de mise. Si vous envisagez d’acquérir des lunettes à expérience sensorielle, nous vous conseillons fortement de vous diriger vers les fabricants les plus crédibles du marché. Sachez que les montures de ce type coûtent assez chers (entre 400 € et 1 100 €).

Pour vous aider à faire votre choix, nous vous suggérons de consulter notre comparatif lunettes luminotherapie.