Flashback : retour sur les origines de la luminothérapie

L'histoire de la phototerapie

Dans les temps immémoriaux, les anciens prêtaient aux éléments de la nature des pouvoirs surnaturels, mêlant l’aptitude au miracle, le pouvoir de faire abonder les moissons ou encore la capacité de guérison. Si ces croyances traditionnelles sont peu à peu tombées dans le domaine de la mythologie pour certains, du folklore pour d’autres, la science n’a pas jeté le bébé avec l’eau du bain, loin de là !

De cet héritage antique a survécu l’assertion du soleil guérisseur, régulateur du rythme circadien et garant des nuits paisibles dans les bras de Morphée.

Les balbutiements de la luminothérapie remontent donc à bien plus loin que le prix Nobel de médecine attribué au docteur danois Niels Finsen pour ses travaux sur l’usage thérapeutique de la lumière naturelle et des rayons ultraviolets.

Après avoir répondu à l’interrogation « La luminothérapie : c’est quoi ? », nous vous invitons à présent à voyager dans le temps, sur les traces de la thérapie lumineuse qui égaie aujourd’hui les péripéties hivernales de millions de personnes…

Le commencement de la luminothérapie : de l’Antiquité à Hippocrate

Avant de faire courir les vacanciers et les chercheurs en quête d’une source inépuisable d’énergie, la lumière du soleil a nourri les cultes des Anciens. Rê pour les Egyptiens, Hélios pour les Grecs, Inti pour les Incas… les dénominations changent mais la vénération est commune.

Aussi loin que remonte la traçabilité de notre ère, l’astre lumineux a toujours influé sur le cours de l’Histoire. Il faudra toutefois attendre le siècle de Périclès et le génie d’Hippocrate le Grand pour que la lumière du jour soit appréhendée pour ses vertus thérapeutiques et préventives.

En effet, celui que l’on considère aujourd’hui comme le père de la pratique médicale contemporaine évoquera à de multiples reprises les bienfaits de la lumière du soleil pour soigner certaines pathologies d’ordre psychologique. Il signera là l’origine de la luminothérapie médicale.

Ses écris seront par la suite paraphrasés, analysés puis développés par des médecins romains et arabes qui constateront sans surprise les affres d’un apport lumineux inconsistant…

1903 : l’année de la luminothérapie

Au fil des siècles, les médecins et autres savants se pencheront de plus en plus sérieusement sur les retombées du déficit lumineux pour l’organisme, avec toutefois un succès mitigé.

On suspectera même les logements mal aérés et surtout mal éclairés d’être les foyers des maladies infectieuses de l’époque, notamment la tuberculose.

Au 19e siècle, les médecins recommandaient aux patients une exposition abondante et directe au soleil, dans une approche discutable qui n’était pas exempte de dangers.

1903 est considérée par la communauté scientifique comme étant l’année de naissance de la luminothérapie dans son acceptation contemporaine. En effet, le Prix Nobel de médecine fut attribué à un certain Niels Finsen. Ce docteur danois avait consacré plusieurs années à ses travaux visant à mettre en exergue le rôle de la lumière du soleil dans les fonctions vitales de l’organisme.

Si ses écrits peuvent paraître aujourd’hui quelque peu désuets ou manquant de rigueur scientifique, ils n’en restent pas moins pionniers et décisifs pour la suite des évènements.

De cette cérémonie, nous retiendrons cette éloquente tirade de Niels Finsen : « La lumière est meilleure pour la santé lorsqu'il y a des traces balancées d'ultraviolet, dans la même proportion que nous voulons les notes à l'école : plus de A, quelques B et pas de C. Voilà ce que le soleil émet, plus d'UVA que d'UVB ».

Vers le premier appareil de luxthérapie

Dans les années 1980, les recherches empiriques ont produit des résultats encourageants qui accusent toutefois un manque de soubassement théorique. En effet, le docteur Norman E. Rosenthal nota au terme de plusieurs observations cliniques que l’absence de lumière entraîne la dépression chez certaines personnes.

Il décida donc de mettre en place avec ses collègues chercheurs du National Institute of Mental Health aux Etats-Unis un traitement à base de lumière naturelle simulée par le biais d’un boîtier en métal et de lampes fluorescentes recouvertes d’un écran de plastique : le premier appareil de photothérapie était né !

Aujourd’hui, la luminothérapie est la vedette des centres de bien-être, mais aussi des cabinets médicaux. Consultez notre article sur les avis luminothérapie !