Le point sur le déroulement d’une séance de luminothérapie

Déroulement d'une séance de luminothérapie

Dépression saisonnière, troubles du sommeil et de l’appétit, dérèglement de l’horloge biologique, dysfonctionnement du rythme circadien, fatigue chronique, moral en berne, trouble affectif, problèmes de peau… les raisons pour entamer une série de séances de luminothérapie sont nombreuses.

Après avoir répondu à la question « Comment agit la luminotherapie », nous vous proposons aujourd’hui de toucher à la pratique pour détailler le déroulement classique d’une séance de luminothérapie…

Chez un praticien ou à la maison ?

Il est important de savoir que la luminothérapie peut tout à fait être pratiquée à la maison sans avis medical préalable. Toutefois, il est fortement recommandé de solliciter l’avis de votre medecin pour ne pas passer à côté d’une dépression non saisonnière sur laquelle la therapie par la lumiere naturelle simulée ne serait pas efficace.

En règle générale, les premières séances de luminothérapie sont pratiquées par des médecins, des psychiatres, des neurologues ou encore des naturopathes.

Ces derniers sont à même d’adopter une approche personnalisée en fonction de vos antécédents médicaux, de votre pathologie et de votre mode de vie.

En définitive, le meilleur compromis reste de réaliser une série de séances de phototherapie avec un professionnel pour acquérir les bons réflexes avant de s’inscrire dans la continuité à la maison à travers des séances régulières pour venir à bout de sa depression hivernale ou pour prévenir son apparition.

Le déroulement d’une séance de luminothérapie chez le praticien

En règle générale, et dans le dessein de soigner puis prévenir une depression saisonniere, les séances de luminothérapie s’étalent sur 5 mois avec une période d’apprentissage d’une quinzaine de jours qui sera complétée par une exposition à la lumière blanche à la maison.

En pratique, le patient s’assoit devant un écran qu’il fixe quelques secondes toutes les minutes. L’écran doit par ailleurs impérativement rester dans le champ de vision de la personne pendant toute la durée de la séance. Cette dernière dépend de deux facteurs : la distance entre l’appareil et le visage et l’éclairement lumineux de la source de lumiere blanche.

A petite distance avec un éclairage de 10 000 lux, une petite demi-heure suffira à limiter la transformation de la sérotonine en melatonine, la première étant responsable de la bonne humeur et de la vitalite de l’organisme pendant le jour.

Le déroulement d’une séance de luminothérapie à la maison

Après les séances chez le praticien, dans un centre de luminothérapie ou à l’hôpital, vous pourrez vous exposer à la lumiere chez vous avec quelques précautions. Vous aurez besoin d’une lampe de luminotherapie (ou d’un banc lumineux) qui soit correctement paramétrée (intensité et longueur d’onde) et à même de filtrer les infrarouges et les ultraviolets (UV).

Rien ne vous empêche de lire ou de travailler pendant vos séances, à condition de garder la source de lumière dans votre champ de vision et de la fixer quelques secondes toutes les minutes.

Notez enfin que la luminotherapie est nettement plus efficace lorsqu’elle est pratiquée le matin au réveil.

Notons enfin que dans un dessein de prévention, on recommande aux personnes sujettes aux maladies et aux troubles en rapport avec le manque ou les carences en lumiere du jour de placer un simulateur d’aube à eclairage doux et progressif dans la chambre à coucher et d’allumer une lampe de luminothérapie pendant le petit déjeuner.

Naturellement, si vous souffrez d’insomnies, évitez de vous exposer à la lumière blanche le soir, elle vous empêchera de dormir.